ACTUALITE
18eme sommet de l'Union Africaine :
Départ de Sassou N'Guesso pour Addis Abeba
Brazzaville, 27 Janvier 2012 –Le président Denis Sassou N’Guesso a quitté la capitale, Brazzaville, ce vendredi 27 janvier, pour Addis Abeba en Ethiopie où il prendra part au 18ème sommet de l’Union Africaine (UA).
« Promouvoir le commerce intra-africain », tel est le thème de ce 18ème sommet de l’Union africaine qui s’est ouvert le 23 janvier dernier dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba (siège de l’UA, au niveau du comité des représentants et du conseil des ministres des pays de l'union.
Le Chef de l’Etat congolais et ses homologues débattront, les 29 et 30 janvier, des enjeux de l’intégration continentale sous-tendue par le renforcement des ensembles sous-régionaux à travers la construction des infrastructures de communication et la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du continent. Ils pourront également se pencher sur le ralentissement de la croissance des économies africaines consécutives à l'impact négatif de la crise financière internationale.
Les chefs d’Etat et de gouvernement plancheront également, outre ce thème principal, sur l’élection des membres de la Commission de l’Union, à commencer par le président et le vice-président de cette structure. Deux candidats sont en lice pour la présidence, à savoir le Gabonais, Jean Ping, président sortant et la Sud-Africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, actuelle ministre de l’intérieur de ce pays. Il y aura moins d’enjeux pour le poste de vice-président du fait que son titulaire, Erastus Mwencha Kin, de nationalité kenyane, n’a aucun concurrent en face de lui.
L’autre enjeu de ce 18ème sommet sera l’élection par le Conseil exécutif de l’UA des huit commissaires en charge respectivement de la Paix et sécurité, Affaires politiques, Infrastructures et énergie, Affaires sociales, Ressources humaines et science et technologie, Commerce et industrie, Economie rurale et agriculture, et enfin, Affaires économiques. Vingt cinq candidatures ont en effet été retenues pour cela.
Sur le même chapitre des postes à pourvoir, le sommet d’Addis-Abeba élira également dix membres du Conseil de paix et de sécurité de l’Union. Cette instance est composée de 15 membres, dont 5 sont élus pour un mandat de trois ans afin d'assurer la continuité de l’institution, et les dix autres pour dix ans. Ici également, en dehors des pays bénéficiant d’un mandat de trois ans, à savoir la Guinée Equatoriale, le Kenya, la Libye, le Zimbabwe et le Nigeria, treize autres sont candidats. On note l’Egypte, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, Djibouti, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Tanzanie, l’Ouganda, le Congo, le Cameroun, l’Angola et le Lesotho.
En dehors de ce programme établi, les chefs d’Etat devraient se pencher sur les crises qui secouent plusieurs pays et des régions entières du continent. Par exemple, les violences en cours actuellement au Nigeria, la situation en Somalie, les tensions entre le Soudan et le Soudan du Sud, l’instabilité en Libye, la montée des violences au Burundi et même au Rwanda, les attaques terroristes imputées à Al-Qaïda au Maghreb, la résurgence des rébellions du Mali. Ils pourront dans le même temps évoquer les crises électorales en République Démocratique du Congo et dans d’autres pays. Crises à l’origine de tensions entre pouvoirs et opposition.
Le sommet d’Addis-Abeba accueillera aussi les nouveaux dirigeants issus du printemps arabe, en particulier ceux de la Libye, de l’Egypte et de la Tunisie. Il consacrera comme à l’accoutumée l’élection du nouveau président de l’Organisation parmi les chefs d’Etat présents.
Après l’Afrique centrale avec le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema M’Bazogo, ce sera autour de l’Afrique de l’Ouest de prendre la relève pour les douze prochains mois.


